Résidence

Vendée
Situation du lieu.

Résidence principale de la famille, nommée en tête de la première entrée du journal (« Le Poiré – 20 juillet 1917 »).

Au fil du journal

  • 20 juillet 1917 — Lieu de résidence indiqué en tête de l’entrée : la cérémonie de l’Intronisation au Sacré-Cœur s’y déroule.
  • 28 septembre 1917 — Un détachement du régiment de La Roche vient y camper ; la famille loge un sergent.
  • 16 mai 1918 — Un aéroplane survole le bourg : « Tout le Poiré est en effervescence ». C’est le second que les habitants voient de leur vie, le premier étant passé en 1913.
  • 12 novembre 1918 — À midi, les cloches sonnent l’Armistice à toute volée ; les drapeaux sortent aux fenêtres, les gamins parcourent le bourg en chantant la Marseillaise et la Madelon, et le soir des bandes de jeunes font une retraite aux flambeaux à grand renfort de pétards.
  • 30 juillet 1919 — Une « bête inconnue » terrifie le pays : elle sortirait à minuit en poussant des hurlements, aurait gratté la porte des Guibert, serait passée « comme l’éclair entre deux hommes prêts à la saisir », aurait renversé Bouffard. « Chacun est arrivé à dire que ce devait être un sorcier, on a même désigné un voisin, qui n’a sans doute rien fait. »
  • 12 novembre 1919 — Noce paysanne à la Proutière d’Aizenay : chaudrons de soupe, « un plein four de rôtis, où il y avait détaillé plusieurs veaux et une vingtaine de poulets », le défilé des cadeaux, les complaintes chantées d’un bout de la salle à l’autre, puis la danse — on va chercher le « gars d’honneur » pour faire danser Andrée, qui doit « s’exécuter pour une polka et une mazurka ».
  • 31 juillet 1920 — Incendie aux batteries de la Gendronnière : une étincelle met le feu à une gerbe, « le feu s’est étendu avec une rapidité effrayante ; les hommes ont sauvé la machine, emporté ce qu’ils ont pu, la plus grande partie de la récolte a été perdue ».
  • 18 octobre 1920 — Un taureau échappe à ses gardiens devant la poste et fonce sur les jeunes filles, qui se réfugient chez Mme Cornilleau, « d’où nous ne sommes sorties qu’un moment après, un peu tremblantes encore ».
  • 1er avril 1923 — Clôture de la Mission : procession au Calvaire, le bourg pavoisé, « de chaque côté de la route, des houx reliés avec des guirlandes », des escouades d’hommes portant le Christ tour à tour.
  • 18 juillet 1923 — La T.S.F. arrive à la mairie, « avec le clocher comme antenne ». Première audition : un solo de flûte. « C’est fantastique, et on demeure rêveur en songeant à cet instrument qui joue si loin. » Puis l’orage brouille tout.
  • 10 août 1930 — Au retour d’un enterrement : « j’ai eu l’agréable surprise de trouver le branchement fait et le compteur mis ; nous avons enfin l’électricité ! »
  • 15 mai 1940 — Les premiers réfugiés : « quatre sont arrivés hier matin, sept hier soir, parmi ceux-là des petits enfants, une maman qui attend un bébé d’ici peu ».
  • 23 juin 1940 — L’arrivée des Allemands : « en apparence rien n’est changé… c’est un calme dimanche comme tous les autres dimanches, seulement les Allemands sont là, ils sont passés hier soir en petits groupes de reconnaissance, tandis que leurs colonnes défilent sur les grandes routes ! Nous ne pouvons encore réaliser ceci : que nous sommes… »
  • 4 juillet 1940 — « Dans la nuit de mardi à mercredi est passé un convoi d’artillerie lourde, cela a duré plus de deux heures, nous avons réalisé toute l’amertume de la défaite. »
  • 25 juillet 1940 — Un cantonnement : « pendant que nous étions à table, des troupes allemandes sont arrivées pour cantonner… nous avons eu pour notre compte la cuisine roulante, la feldpost, la Croix-Rouge et un autre camion, plus six hommes à coucher dans une chambre et d’autres dans les greniers ».