Guerre — 1939-03-16 au 1939-12-05

Conflit : La guerre de 1939-1945 (1939-1945)

Impliqués : Jacques Dugast, Les Sables, Le Poiré-sur-Vie

Récit

  • 16 mars 1939 — L’annexion de la Tchécoslovaquie : « nous voilà revenus aux jours d’angoisse, aux pires journées de septembre dernier, voilà que de nouveau l’Allemagne se révèle une nation de proie ».
  • 8 avril 1939 — Le jour de Pâques, elle constate ce que son cahier est devenu : « en commençant ce cahier, je comptais y noter les faits journaliers, les travaux habituels… et au lieu de cela il faut venir ici noter nos angoisses et nos craintes ».
  • 24 août 1939 — « Depuis ce matin, les affiches de mobilisation sont posées, on appelle les numéros 3 et 4. »
  • 26 août 1939 — « Vers quatre heures ont été placardées de nouvelles affiches de mobilisation… c’était une consternation générale ! »
  • 1er septembre 1939 — « C’est fini, la mobilisation générale est pour demain, il n’y a plus d’espoir qu’en un miracle ! L’Allemagne a attaqué la Pologne cette nuit, sans avertissement… Avoir entendu le tocsin de 1914, les cloches de la victoire de 1918, et entendre cela à nouveau ! »
  • 3 septembre 1939 — « Depuis ce soir cinq heures, l’état de guerre existe entre la France et l’Allemagne ! Vingt-cinq ans après, en revenir là… Nous voici lancés dans l’inconnu ! et pour combien de temps ? »
  • 3 septembre 1939 — Ce que la guerre est d’abord, vue du Poiré : « Marie Barreteau est venue en larmes, son mari part demain ! bien d’autres sont partis aujourd’hui laissant femme et enfants, et de chères espérances, le docteur Caillaud est parti cet après-midi… il doit déposer à Pont-l’Abbé sa femme qui attend un troisième bébé pour décembre ! Que de souffrances partout ! »
  • 4 septembre 1939 — Les problèmes concrets de la première semaine : « hospitalisation des réfugiés qui vont nous arriver ; ravitaillement des civils, les deux boulangeries étant sur le point de fermer faute d’ouvriers ; études de Jean, Richelieu ne rouvrant que pour les externes ! »
  • 6 septembre 1939 — « À chaque instant, nous tournons le bouton de la TSF à l’affût de nouvelles, et, si le communiqué polonais parle de combats, surtout de combats aériens, le communiqué français n’annonce rien du tout. »
  • 9 septembre 1939 — « On nous laisse volontairement dans l’ignorance, mais la malheureuse Pologne semble écrasée par un adversaire bien plus puissant. »
  • 14 septembre 1939 — Le budget de la maison : « plus que jamais il me faut m’organiser pour réduire les dépenses, il n’y a guère de travail à l’étude et les dépenses sont lourdes quand il y a cinq enfants à nourrir et à vêtir ! »
  • 14 septembre 1939 — « En attendant, les Anglais arrivent ! Il y en a beaucoup à Nantes qui flânent dans les rues. »
  • 18 septembre 1939 — L’entrée des Soviétiques en Pologne : « les troupes polonaises se sont opposées à cette invasion et se battent maintenant sur deux fronts ! »
  • 28 septembre 1939 — « Varsovie s’est rendue à bout de résistance. Pas d’autres nouvelles ! Il y a un an on annonçait la conférence de Munich ! Que de choses depuis ! »
  • 6 octobre 1939 — La drôle de guerre : « la guerre semble subir un temps d’arrêt ! Calme partout ! Est-ce le calme précurseur d’une tempête ? »
  • 5 décembre 1939 — L’invasion de la Finlande : « elle se défend héroïquement, ses armées, à travers les tempêtes de neige, se frottent contre un adversaire d’une supériorité numérique écrasante ».