Andrée Potier (1902–1993) tient ce journal de 1917, l’année de ses quinze ans, jusqu’en 1954. Elle écrit principalement au Poiré-sur-Vie, en Vendée, où son père est propriétaire.

Elle est la fille de Victor Potier et de Marie Pigeaud, et la sœur aînée de Jacqueline, dite Canette. Deux autres sœurs, les jumelles Marie et Madeleine, sont mortes à la naissance.

Elle épouse Jacques Dugast (1894–1935), négociant au Poiré. Parmi leurs sept enfants, Anne Dugast, historienne, retrouvera les cahiers dans une armoire familiale, les retranscrira et en rédigera l’introduction.

Elle est née le 10 septembre 1902 — le journal le dit deux fois, en fêtant ses seize ans en 1918 et ses dix-huit ans en 1920. Elle passe son brevet à La Roche en juillet 1918, quitte le pensionnat de Chavagnes en juillet 1919 après trois ans, et relève ses cheveux pour la première fois la veille du mariage d’Armande, en juin 1920. Elle joue du violon ; sa sœur l’accompagne au piano.

Andrée ne se nomme jamais dans son journal : elle y écrit à la première personne. Sa place dans les deux branches de la famille se lit sur la page de généalogie.