Famille — 1925-04-27 au 1925-10-06

Impliqués : Jacques Dugast, Maman Potier, Papa Potier, Jacqueline Potier (dite Canette), Le Poiré-sur-Vie, La maison du parc

Récit

  • 26 avril 1925 — La demande, un lundi soir de retour de la prière. Andrée ne peut d’abord rien écrire de plus que : « Une nouvelle, tellement grande, tellement imprévue et formidable pour moi, que je me demande si je dors ou si je suis éveillée !… »
  • 3 mai 1925 — Réponse donnée. « Qui m’aurait dit, il y a huit jours, qu’aujourd’hui je serais fiancée ? »
  • 8 mai 1925 — Le secret ne tient pas : « malgré nos précautions pour ne pas ébruiter de suite la chose, des indiscrétions ont été commises et tout le Poiré est au courant ! »
  • 2 juin 1925 — Fiançailles aux Sables, en présence des deux familles. « J’ai reçu une superbe corbeille, des roses, des orchidées, des œillets, puis, au milieu de ces fleurs qui passeront, des plantes qui peuvent durer ! »
  • 28 juin 1925 — Date fixée au 15 septembre.
  • 18 août 1925 — La robe : « en tulle et tulle d’argent, avec de grandes fleurs brochées… la traîne sera en tissu uni ». Pour le mariage civil, « un manteau de satin brun, ma première toilette de jeune femme ! »
  • 12 septembre 1925 — « Si je n’avais en Jacques une telle confiance, je serais effrayée de voir arriver le début de cette vie nouvelle où je vais m’engager, vie très belle, mais pleine de responsabilités, de devoirs… »
  • 14 septembre 1925 — Mariage civil la veille. La maison est pleine : « c’est un va-et-vient perpétuel, un charivari effroyable, j’en ai la tête cassée ! … j’aspire au silence et au calme. »
  • 6 octobre 1925 — Le récit du 15 septembre, écrit trois semaines après : « je vivais plutôt dans un rêve, il y a là un phénomène de dédoublement qui est assez curieux, il semble qu’on se regarde agir ; je me suis laissée habiller et coiffer sans guère me regarder dans la glace ».
  • 6 octobre 1925 — « Puis le cortège s’est reformé, cette fois-ci j’étais au bras de Jacques, et c’est avec confiance que je m’y appuyais ! » Le soir, « j’ai eu un peu d’émotion à quitter ma robe blanche de mariée, mon diadème et mon voile, en voyant se terminer ce beau jour, et se clore définitivement ma vie de jeune fille ! »