Décès — 1940-04-05 au 1940-12-31
Impliqués : Bernard Dugast, Jacques Dugast, Pierre Dugast, La maison du parc, Le Poiré-sur-Vie
Récit
- 13 avril 1940 — Onze jours d’alternances : « hier soir nous reprenions un peu d’espoir, le thermomètre était descendu… Après une bonne nuit, voilà de nouveau 40° ».
- 15 avril 1940 — « Un peu après minuit, il a commencé une crise terrible de suffocation, laquelle n’a cessé que tout à l’heure vers 10 heures. »
- 1er mai 1940 — Ce qu’elle ne peut dire à personne : « j’ai le cœur plein de toi et ne voudrais parler que de toi ! Impossible, il ne faut pas ennuyer les autres, ce n’est pas leur petit qui est parti ! »
- 5 mai 1940 — « Tous courent et jouent à cache-cache dans la maison et sont joyeux, je suis toute seule avec ma douleur, mon tout petit, je pense à toi qui dors tout seul dans ta petite tombe pendant que les autres jouent et rient ! »
- 7 mai 1940 — Yves malade trois semaines plus tard : « quelle douleur, après trois semaines, de refaire pour un autre les mêmes choses que nous avons faites pour toi ».
- 16 juin 1940 — L’entrée des Allemands à Paris, deux mois jour pour jour après : « cette épreuve n’était que peu de chose auprès de celle qui nous atteint aujourd’hui, qui atteint la France entière ».
- 18 novembre 1940 — Une cousine sans enfant lui dit que la seule pensée d’en perdre un l’a consolée de n’en pas avoir : « je préfère mille fois avoir souffert pour t’avoir, et t’avoir perdu après deux mois et demi de bonheur ».
- 31 décembre 1940 — Le dernier jour de l’année : « je crois que la France se relèvera un jour, je crois aux prières et à la protection de notre petit Bernard et par-dessus tout je crois à la vie éternelle. »