En juillet 1917, une jeune fille de quinze ans ouvre un cahier au Poiré-sur-Vie, en Vendée. Elle y écrira pendant trente-sept ans.

Andrée Potier (1902–1993) raconte une grand-mère qui meurt lentement, un serpent dans le jardin, la rentrée qu’elle redoute, et la guerre qui se joue à cinq cents kilomètres de là. Sa fille Anne Dugast, historienne, a retrouvé les cahiers dans une armoire familiale et les a retranscrits sans rien corriger.

Ce site publie ce texte tel quel, et ce qu’on peut en établir : qui sont les gens qu’elle nomme, où elle se trouve, ce qu’elle tait. Chaque affirmation renvoie à la date exacte où elle apparaît dans le journal.

Par où commencer

  • Le journal — 1917 à 1954, texte intégral
  • Les résumés — chaque année, ses périodes, ses entrées marquantes
  • La famille — deux branches, Potier et Pigeaud
  • La carte — ses déplacements, du Poiré à Compostelle, année après année
  • L’histoire — les quatre guerres du journal, la façon dont la nouvelle arrivait, et la critique de la source

Les trente-huit années sont en ligne : 3 071 entrées, 829 558 mots, de juillet 1917 à décembre 1954. Le wiki d’entités les couvre désormais toutes — 90 personnes, 37 lieux, 108 événements et 22 thèmes, chacun renvoyant aux dates d’entrée qui l’attestent.

Pour un lecteur qui vient pour l’histoire

Le journal est une source primaire tenue au même endroit pendant trente-huit ans. La section Histoire la range comme telle : quatre dossiers de guerre (1914-1918, les années trente, l’Occupation, l’Indochine), une carte des cinquante lieux qu’Andrée nomme sans les voir, et deux enquêtes transversales sur la façon dont la nouvelle arrivait et sur les états d’esprit qu’elle observe autour d’elle.

Les résumés couvrent eux aussi les trente-huit années, de la première page de 1917 à la dernière ligne, écrite le 2 janvier 1955 sans savoir qu’elle serait la dernière. Restent à rapatrier les photos de famille.