Pensionnat

Loire-Atlantique
Situation approchée : le journal ne précise pas l'emplacement exact.

Pensionnat de jeunes filles à Nantes, où Andrée est interne de 1917 à 1919 puis revient un mois par trimestre. Le journal ne le situe jamais d’une phrase, mais ne laisse aucun doute : « À notre arrivée à Nantes, nous sommes tout de suite allées à Chavagnes… puis reparties en Ville » (12 janvier 1918). Les sorties des pensionnaires sont nantaises — le transbordeur, la cathédrale et ses tours, Saint-Donatien, les concerts salle Gigant, les courses au Passage — et c’est « les cloches sur Nantes » qu’Andrée entend sonner la Paix depuis l’établissement.

Le nom est celui de la congrégation enseignante, dont la maison mère est en Vendée, à Chavagnes-en-Paillers ; les élèves appellent leur maison du nom de l’ordre. L’emplacement exact dans Nantes n’est pas donné par le journal.

Au fil du journal

  • 29 septembre 1917 — Sujet de conversation entre Andrée et Marguerite, avec « les élèves ».
  • 2 octobre 1917 — La famille doit y partir le lendemain — précision « [à Chavagnes] » ajoutée entre crochets dans le texte, marque éditoriale d’Anne Dugast plutôt que mot d’Andrée. (Anne Dugast)
  • 12 janvier 1918 — C’est au parloir du pensionnat qu’Andrée apprend la mort de sa grand-mère, un dimanche, par le curé.
  • 19 juillet 1918 — Une grippe y court avant les prix, « où on l’avait qualifiée d’espagnole, pourquoi pas américaine, ce serait plus d’actualité ».
  • 13 octobre 1918 — Le pensionnat est licencié pour cause de grippe espagnole ; les vacances se prolongent jusqu’à la mi-novembre.
  • 28 décembre 1918 — Noël s’y passe faute de vacances suffisantes ; Andrée trouve une surprise dans son soulier, « délicate attention de Mlle Clergeaud ».
  • 20 avril 1919 — L’hôpital installé dans le pensionnat ferme ; les élèves vont pouvoir se réinstaller dans la grande maison, « toutes les pensionnaires regretteront leurs petites courses au Passage ».
  • 18 juillet 1919 — Andrée y termine sa scolarité : « C’est fini, j’ai quitté Chavagnes, ma vie de pensionnaire est terminée. » Elle obtient de revenir un mois par trimestre « pour cultiver les arts d’agrément ».
  • 31 décembre 1919 — Un mois d’un régime rêvé : dessin, anglais, violon, cuir repoussé, « sans règlement ni aucune gêne ». Elle voudrait « tout retenir de ce mois trop vite écoulé ».
  • 30 janvier 1920 — Andrée y revient pour un mois, en ancienne élève : « J’occupe comme toujours une cellule au grand dortoir ; je suis toujours heureuse de revenir dans cette maison hospitalière, de passer sous les cloîtres, de retrouver des amies. »
  • 19 février 1920 — Visite des tours de la cathédrale de Nantes : « j’aurais été bien heureuse dans cette cathédrale, si je n’avais retrouvé tant de souvenirs de l’année dernière ; nous étions six, nous voilà déjà dispersées, et l’une de nous n’est déjà plus ! »
  • 27 juin 1920 — Dernier séjour. « Quand le train a quitté la gare, j’ai regardé la ville le plus longtemps possible. »
  • 11 juin 1925 — Visite d’adieu, entre deux courses de meubles à Nantes : « Vers 5 heures je suis montée à Chavagnes faire quelques visites… puis j’ai quitté cette chère vieille maison où j’ai passé des années si heureuses et si pleines de souvenirs. En descendant le boulevard, j’ai trouvé Mlle Otto puis Mme Houdbine. »
  • 18 octobre 1941 — « Tout le bâtiment de Chavagnes allait être occupé pour faire un hôpital, tout le bâtiment ! »
  • 26 octobre 1941 — « Je pense sans cesse à notre pauvre maison de Chavagnes, maintenant désaffectée, vide de son âme ! »