Trois échelles de lecture. Chaque renvoi pointe vers le texte intégral.

Résumé de l’année

1919 est l’année où Andrée sort du pensionnat et où le monde se rouvre. Elle quitte Chavagnes en juillet après trois ans — « ma vie de pensionnaire est terminée » — mais obtient d’y revenir un mois par trimestre « pour cultiver les arts d’agrément ». En septembre, la famille part six jours dans les Pyrénées et à Lourdes : le train déraille en route. En octobre, elle passe une semaine à Paris, sa première, de cousine en cousine.

C’est aussi l’année où Mariette quitte la maison après une explication avec Maman, où Tante Denise décline, et où Radégonde Gendreau épouse enfin le jeune homme dont Tante Chailloux annonçait les fiançailles en 1917.

Résumés de période

Hiver — peu d’écriture

Deux entrées entre janvier et mars. Andrée est au pensionnat, et le journal s’en ressent : soixante jours de silence, puis quarante-sept.

Avril-mai — les promenades en auto

Vacances de Pâques remplies : les Brouzils, Cholet, le Mont des Alouettes, Apremont, le Plessis aux Moines. La maison perd sa bonne et fait l’ouvrage « très gaiement à nous quatre ».

Juillet — la sortie de Chavagnes

La veille des prix, la journée des adieux, la course « de la lingerie à la porterie ». Puis la vie au Poiré reprend, plus lente. Le 30 juillet, une « bête inconnue » terrifie le pays.

Septembre — les Pyrénées

Six jours : Lourdes, Bétharram, Cauterets, Gavarnie. Le train déraille en Vendée, le curé de Bétharram surgit en plein pique-nique, et la famille rentre « un peu lasse, mais ravis d’avoir vu de si belles choses ».

Octobre — Paris

Douze heures de train, une semaine de musées et de cousins, et le retour en gare de La Roche.

Novembre-décembre — la noce et le mois volé

La noce paysanne d’Aizenay, le mariage Gendreau, puis un mois entier à Chavagnes « sans règlement ni aucune gêne » : dessin, anglais, violon, cuir repoussé. « Je voudrais tout retenir de ce mois trop vite écoulé. »

Entrées notables

  • 27 avril — Mariette part le soir même de l’explication.
  • 18 juillet — La fin du pensionnat, et la signature de la Paix apprise de loin : « j’avais plutôt envie de pleurer ».
  • 30 juillet — La légende de « la bête », que tout le bourg colporte.
  • 1er août — Le portrait de la mère Robin, dite Marie-Grenelle, morte à soixante-seize ans.
  • 15 septembre — Tout le voyage des Pyrénées, déraillement compris, en une seule entrée.
  • 12 novembre — La noce de la Proutière : les chaudrons, les complaintes chantées, la polka avec le « gars d’honneur ».
  • 1er novembre — La visite à Sœur Agathe à la Visitation de Nantes — la seule ligne du journal qui situe cette religieuse.