Dans le journal : Françoise
Fille du général Alfred Pigeaud, mariée à Benjamin Gendreau ; l’arbre familial lui donne le surnom de Zette. Le journal l’associe précisément à cette fratrie : carte envoyée avec Henri, photographies de Menine. Ce mariage éclaire par ailleurs la place des Gendreau, jusque-là simples « voisins et amis » : Berthe, reçue en visite le 26 septembre, et Radégonde, dont on rapporte les fiançailles le 30 décembre, entrent par là dans la parenté. Une seconde Françoise Pigeaud existe, fille de Gaston, sans lien avec Menine.
Au fil du journal
- 25 juillet 1917 — Envoie une carte ; « la petite » (enfant non identifiée, distincte de Menine qui n’a pas encore deux mois à cette date) est mise pour la première fois en robe et en culotte.
- 24 septembre 1917 — Envoie une lettre avec deux photos de Menine.
- 28 décembre 1917 — Envoie une lettre avec une photo la représentant portant Menine, accompagnée du chien Dick.
- 31 août 1918 — Nommée Zette dans le journal pour la première fois : « nous sommes allés le voir, ce matin, Papa, Jacqueline, Zette et moi » — le surnom que l’arbre familial lui donne apparaît ici sous la plume d’Andrée.
- 8 septembre 1918 — Grippée à son tour, avec Tante Denise.
- 20 octobre 1918 — Fait avec Andrée de longues marches — 12 km un jour, 21 km le lendemain — et un aller-retour à Belleville pour voir passer le train de 6 h 21, dont elles ne reviennent qu’à la nuit noire.
- 15 mai 1920 — Repart avec Tante Jeanne et Menine après un séjour : « la maison semble maintenant un peu vide. Avons fait de bonnes promenades, Françoise et moi, presque jusqu’au dernier moment. »
- 27 avril 1923 — À Lyon, « Françoise fait des projets pour nous distraire. Nous nous plairons ici. »
- 12 juin 1923 — Avec Andrée et Jacqueline au cœur de la « surprise partie » Meillou de Villeurbanne, qui les oblige à rentrer à pied sur sept kilomètres.
- 24 juillet 1923 — Aux Sables : « Bavardons beaucoup avec Françoise. »
- 18 août 1925 — L’été aux Sables défait l’amitié la plus ancienne du journal : « cette année elle n’est plus la même avec moi et il me semble qu’elle se détache de moi ! elle a toujours été la plus chère de mes cousines et ma meilleure amie, mais pour elle, je ne suis plus une amie comme avant. »
- 18 août 1925 — Le motif est le flirt de Françoise avec Benjamin Gendreau : « D’abord, je n’admets pas le flirt, je trouve que ce n’est pas entièrement honnête ! il est vrai que je n’en ai pas l’expérience ! puisque c’est jouer avec le plus noble des choses qui est l’amour. »
- 27 août 1925 — « J’ai vu mourir une amitié qui m’était chère ! on ne peut jamais être pleinement heureux ! »
- 3 novembre 1925 — « Je me rends compte moi-même que le ton de ma lettre n’est pas ce qu’il était… il y a quelque chose de cassé, qui ne se renouera pas, je le crains ! »
- 19 août 1926 — Une visite d’un après-midi mesure la distance parcourue : « Françoise a été convenable, mais froide, il y a entre nous, depuis l’année dernière, quelque chose d’irrémédiablement brisé et c’est dur de me comporter envers elle comme envers une indifférente, elle qui fut ma meilleure amie ! »
- 19 août 1926 — Le désaccord se dit enfin en clair, dans une phrase rapportée de Françoise : « je ne voudrais pas avoir un enfant avant trois ou quatre ans de mariage, il faut bien profiter de sa vie de jeune femme, voyager, se distraire ! » Andrée, elle, attend un enfant depuis un mois.
- 26 août 1927 — Elle réapparaît aux Sables, installée rue Napoléon, et les promenades avec Benjamin reprennent chaque matin. « Françoise voudrait qu’on questionne, mais nous ne sommes pas disposés à le faire et attendons les événements. »
- 26 août 1927 — « Françoise est plutôt plus gentille et naturelle avec moi que ces années dernières, mais je me tiens sur ma réserve… Je comprends bien qu’on ne soit pas obligé de faire ses confidences à tous, mais je n’admets pas qu’on dise autre chose que la vérité ! »
- 5 avril 1928 — Après trois ans de silence, elle annonce enfin ses fiançailles : « je lui ai envoyé mes félicitations, un peu sèchement peut-être, mais elle m’en a remerciée dans une lettre assez gentille, la mieux que j’aie reçue d’elle depuis trois ans ! »
- 11 août 1928 — Aux Sables, une promenade « en veine de confidences » : les fiançailles seront en septembre, le mariage au début de janvier.
- 29 août 1928 — Fiançailles célébrées le 25 août. « Le choix de la bague est fait, mais Françoise ayant préféré un solitaire les Gendreau ont tenu absolument à le lui faire entourer. »
Papiers de famille
- Deux Françoise Pigeaud figurent dans l’arbre : l’une dite Zette, fille d’Alfred et sœur de Menine ; l’autre fille de Gaston, sans lien avec Menine. — Arbre généalogique familial
- Françoise Pigeaud, fille d’Alfred, mariée à Benjamin Gendreau. — Recherche généalogique (2026)