Dans le journal : Maman

Marie Pigeaud, sœur d’Eugène, de Denise, de Gaston, d’Alfred et de Raymond. Institutrice à Cannes puis directrice d’école avant son mariage — un passé que le journal ne mentionne jamais. Le récit de voyage à Paris conservé dans le corpus familial, signé Marie Pigeaud et citant ses frères Eugène et Gaston, est vraisemblablement de sa main, écrit jeune fille.

Au fil du journal

  • 22 juillet 1917 — Très occupée auprès de grand’mère malade.
  • 18 septembre 1917 — Part pour Giromagny au chevet de Lucie, en urgence, après une dépêche de Tante Denise.
  • 22 septembre 1917 — Arrivée à Giromagny sans encombre.
  • 24 septembre 1917 — Donne des nouvelles de Lucie par lettre ; ne parle pas de revenir.
  • 27 septembre 1917 — Toujours à Giromagny ; ne parle pas de revenir bientôt.
  • 30 septembre 1917 — Écrit que l’infection de Lucie passe dans le sang.
  • 27 décembre 1917 — Veille grand’mère avec Tante Abel la nuit de Noël.
  • 12 janvier 1918 — Rentre de Giromagny une demi-heure avant la mort de grand’mère, puis repart aussitôt pour Lucie, mourante.
  • 13 mai 1918 — Va à Nantes chercher Jacqueline, malade de la rougeole, escortée à Belleville par Papa et Oncle Eugène.
  • 20 octobre 1918 — Seconde Tante Abel pendant la maladie d’Oncle Abel.
  • 12 novembre 1918 — Pleure à l’annonce de l’Armistice : « le but de tant de larmes, de prières, d’efforts et de sacrifices était atteint ! »
  • 29 mai 1932 — Sept mois après la mort de son mari : « Maman et moi avons rangé le linge et les vêtements de Papa qui étaient restés comme au jour de sa mort. »
  • 19 juin 1932 — La maison Potier vide : « j’ai eu un serrement de cœur indicible à considérer cette maison fermée, comme abandonnée, cette maison qui fut si gaie autrefois, animée par le piano de Jacqueline et maintenant vide et silencieuse, cette maison de mon enfance, de ma jeunesse, de tous mes souvenirs ! »
  • 13 novembre 1932 — Elle s’installe chez sa fille : « une fois de plus, la maison que j’ai connue si animée autrefois est fermée et déserte, la vie s’en est retirée pour se transporter ici, dans cette maison déserte autrefois et maintenant pleine de vie ».
  • 17 août 1939 — Pendant l’été des rougeoles : « Maman et Jacquie ne peuvent s’entendre et ce sont des disputes perpétuelles et si pénibles, des cris à enlever la maison ».
  • 23 août 1939 — Même accueil : « j’ai annoncé à Maman, ce matin, la grande nouvelle, que jusqu’ici j’avais essayé de lui cacher, et, comme les autres fois, j’ai reçu un paquet de reproches ! Cela a été bien dur ! »
  • 21 juin 1942 — Examen du cœur à Nantes : « le cœur est en bon état, mais l’aorte grossie et légèrement sclérosée ».
  • 5 juillet 1942 — Andrée passe désormais ses après-midi chez elle : « je vais de plus en plus pour lui éviter la fatigue de sortir et surveiller un peu la façon dont elle se soigne ».
  • 20 septembre 1942 — « Maman ne vient plus guère, elle est de plus en plus fatiguée. »
  • 12 août 1945 — « Elle a 24 de tension et c’est un peu angoissant ; il va me falloir veiller sur elle davantage et la soigner si elle veut bien se laisser faire ! »
  • 31 août 1945 — Une phrase qui contient toute la difficulté : « Maman a l’air de trouver que je ne reste pas assez chez elle. Faut-il faire le sacrifice de ces moments qui me sont si précieux ? »

Papiers de famille

  • Née Marie Pigeaud, fille des grands-parents Pigeaud du Blanc (Indre), sœur d’Eugène, Denise, Gaston, Alfred et Raymond Pigeaud. — Arbre généalogique familial
  • Un récit de voyage à Paris signé Marie Pigeaud, citant ses frères Eugène et Gaston, est conservé dans les papiers de famille. — Voyage à Paris de Marie Pigeaud
  • Née le 22 mars 1874, morte le 11 mai 1941. Institutrice à Cannes, puis directrice d’école, avant son mariage. — Recherche généalogique (2026)
  • Deux autres filles, les jumelles Marie et Madeleine, sont mortes à la naissance ; le journal ne les évoque jamais. — Recherche généalogique (2026)