Dans le journal : Andrée Jaffré

Au fil du journal

  • 17 juillet 1921 — Refusée à son examen ; Andrée lui écrit « un petit mot d’amitié ».
  • 21 août 1921 — Sa lettre fait beaucoup de peine à Andrée : « elle est dans un état moral plutôt pénible, c’est la première fois qu’elle s’épanche ainsi ».
  • 27 mai 1925 — Ses fiançailles à elle, annoncées par lettre, avec son oncle Robert : « cela ne m’a guère surprise, car je m’y attendais un peu ; j’espère que maintenant elle sera heureuse, elle l’a si peu été jusqu’ici ! »
  • 2 août 1925 — Elle s’embarque à Cherbourg le samedi 8 août pour le Canada.
  • 9 septembre 1925 — « Elle sera sans doute mariée le 15, en même temps que nous. » Les deux amies se marient le même jour, à un océan de distance.
  • 11 juillet 1926 — Six mois de silence depuis le Canada. Andrée s’inquiète, court à Chavagnes puis rue du Pont-Sauvetout interroger une cousine, sans rien obtenir de clair : « je trouve tout cela très étrange, et je ne sais quoi penser ! »
  • 30 juillet 1926 — Une lettre arrive enfin — datée d’avant le drame.
  • 11 septembre 1926 — « Andrée a perdu son mari, c’est une chose navrante et je me demande encore si je rêve ; elle m’écrivait le 18 juillet, auprès de son malade et me disait sa joie de le savoir enfin hors de danger, il est mort le 30, dans une crise d’étouffement, sans avoir repris connaissance, sans un mot d’adieu, rien ! Veuve au bout de onze mois de mariage, à 23 ans. »
  • 26 octobre 1926 — À la Toussaint : « J’ai pensé à Andrée, là-bas, déjà veuve après si peu de bonheur ! … je me demande si à la Toussaint prochaine il ne faudra pas prier pour moi, il y a de tels exemples ! »
  • 23 juillet 1927 — Revenue du Canada : « j’ai vu souvent ma pauvre Andrée qui est si vaillante et courageuse ».
  • 28 août 1927 — « Elle rentre comme institutrice chez Mme d’Arexy aux Essarts. » Veuve à vingt-quatre ans, elle gagne sa vie.
  • 20 novembre 1927 — Une journée au Poiré avec elle et les Lego — les trois amies de Chavagnes rassemblées, l’une mariée et mère, l’une veuve, l’une chez elle.
  • 23 septembre 1928 — Huit jours au Poiré avant son départ : « nous ne sommes que très peu sorties, nous avons surtout beaucoup causé, elle est très courageuse ».
  • 17 octobre 1928 — Elle repart pour le Canada, embarquée à Cherbourg le 20 octobre — trois ans jour pour jour après la traversée de son mariage.