Dans le journal : Pierre · petit Pierre · mon poupon

Au fil du journal

  • 31 janvier 1937 — Né dans la nuit à Nantes, trois jours avant le départ prévu : « à onze heures et demie j’ai été réveillée par… » — la phrase est coupée dans la retranscription.
  • 31 janvier 1937 — Baptisé le samedi suivant, son frère Jean pour parrain, « tout fier et pénétré de son importance ».
  • 11 février 1937 — « Il ouvre maintenant tout grands ses yeux, gris comme ceux de Geneviève. »
  • 11 avril 1937 — Il ne prend son biberon qu’avec elle : « dès que je m’absente il ne veut rien prendre avec Maman, ni avec Marie ».
  • 20 juin 1937 — Cinq mois : « il n’est jamais plus heureux que lorsqu’il peut sortir ses petites patoches et arracher ses chaussons, alors il agite triomphalement un peton nu ».
  • 8 août 1937 — Un été d’embarras gastrique et de furonculose : « il se réveille vers trois ou quatre heures, deux heures et demie ce matin, et ensuite impossible de le faire dormir, si bien que je ne tiens plus debout ».
  • 5 septembre 1937 — Le remède du médecin des Sables : « le docteur m’a fait trois prises de sang et a injecté ce sang à mon petit bonhomme, il paraît qu’on obtient ainsi des cures merveilleuses ! »
  • 24 avril 1938 — « Pierre trotte depuis une quinzaine comme un petit lapin. »
  • 19 juin 1938 — « Il fait des sottises, barbote dans la buanderie, s’échappe dès que le portail est ouvert ! »
  • 26 janvier 1939 — « Il veut maintenant manger tout seul, et impossible de l’aider… Il ne veut pas non plus qu’on l’aide à monter et descendre les escaliers, je me tiens devant pour éviter les chutes, mais je n’ai pas le droit d’y toucher. »
  • 8 juin 1939 — Ses boucles coupées : « avec quel regret ! Maintenant je ne le reconnais plus dans ce petit bonhomme tondu… c’est un petit garçon et non pas mon tout petit bébé. »
  • 14 décembre 1939 — Pendant les huit jours d’alitement de sa mère : « il vient taper à ma porte, ouvre tout seul et grimpe sur mon lit pour m’embrasser ».
  • 4 mai 1940 — À trois ans : « Pierre est bien mignon, il me dit qu’il veut l’être toujours pour faire plaisir au petit Jésus et à Bernard ! »
  • 17 mai 1940 — « Pierre m’a demandé si tu resterais longtemps encore dans le paradis, et il a ajouté un voudrait Bernard, qui m’a déchiré le cœur ! »
  • 24 novembre 1940 — Les promenades de l’automne, seul enfant resté à la maison : « Pierre est toujours content, toujours prêt à suivre les chemins les plus imprévus et les itinéraires les plus hasardeux, il babille sans cesse d’une façon très amusante. J’ai grand plaisir à ces promenades. »
  • 11 mai 1941 — La jaunisse, qui passera ensuite à Geneviève puis à Yves.
  • 5 décembre 1941 — La coqueluche, en décembre : « il vomit plusieurs fois par jour et ne s’alimente presque pas ».
  • 16 décembre 1941 — « Il va être terriblement gâté, car il faut s’ingénier à lui offrir ce qui peut exciter son appétit. »
  • 20 janvier 1943 — Six ans : « il n’en est pas peu fier ! Depuis le début du mois, il comptait les jours qui le séparaient de cette date bienheureuse ! »
  • 30 novembre 1943 — « Pierre est arrivé tout à l’heure tout heureux du catéchisme, annonçant qu’il était admis le 8 décembre à faire sa première communion. »