Dans le journal : Geneviève · petite Geneviève · mon petit chéri
Au fil du journal
- 15 novembre 1931 — Baptisée le mercredi 11 novembre à Nantes : « triste baptême auquel manquaient le pauvre grand-père qui aurait été si heureux, et Jean, Jacquie, grand-mère Dugast, tante Madeleine ! »
- 15 novembre 1931 — « Elle a une bonne petite frimousse rose, des cheveux noirs et déjà longs, elle ressemble à Jacques dit-on. »
- 17 décembre 1931 — Six semaines : premier bain. « C’était une joie de la voir détendre dans l’eau ses petits membres roses. »
- 19 juin 1932 — Au retour de Lisieux, Andrée la trouve à 40° : « comme elle avait changé en trois jours ! une petite figure souffreteuse et ratatinée, de pauvres petits yeux fatigués, ce n’était plus une petite fille au joli sourire ».
- 31 juillet 1932 — Première dent, à neuf mois : « une toute petite dent, minuscule point blanc dans la gencive rose ! »
- 16 août 1932 — Sur la plage : « Geneviève devient maintenant un vrai démon, impossible de la garder dans sa voiture, il faut la mettre par terre ; à la maison cela va bien, mais sur la plage elle mange du sable tant qu’elle peut. »
- 4 décembre 1932 — Treize mois : « il y a un an c’était un tout petit bébé, maintenant c’est une grande fille qui tourne autour de son parc, non sans faire de temps à autre des sottises déjà ! »
- 12 mars 1933 — À seize mois : « elle patauge dans l’eau, tripote le charbon et cherche à ouvrir le portail, un vrai petit démon ! »
- 2 avril 1933 — Elle a gagné un surnom : « avec mon petit lion seulement j’ai quelques loisirs pour travailler ».
- 11 juin 1933 — Pendant la convalescence de sa mère, elle est la seule à la maison : « c’est pour moi une grande joie que de m’occuper de ma petite fille, que de jouir de ses petits mots et même de ses caprices ».
- 22 avril 1934 — Une page du journal porte sa trace : « en mon absence, Geneviève s’est emparée de mon stylo et a voulu écrire, à sa façon ! lorsque je suis revenue il y avait de l’encre partout, sur le cahier, le bureau, le plancher, sur les mains et jusque sur le nez de la jeune personne, je n’ai pas le courage d’arracher cette feuille et de la recopier, le temps me manque et puis ce sera un souvenir ! »
- 6 juillet 1934 — Le vol des framboises, rapporté depuis la clinique : « Bève a mangé toutes les françoises, a pu ! »
- 26 septembre 1934 — Le banc de chêne de l’étude lui tombe sur la main : « la pauvre chérie avait trois doigts très abîmés et sa petite main était toute ensanglantée ».
- 21 octobre 1934 — Aux Vêpres de la Sainte-Enfance : « elle a trouvé moyen de faire rire toute la procession, y compris M. le Curé ».
- 24 février 1935 — Deux accidents en une journée : une brûlure au poêle le matin, et à midi, une dispute pour un couteau — « Geneviève a saisi la lame du couteau à pleine main, Jacquie a tiré et le pauvre petit lion a eu toute la paume de la main entaillée ».
- 18 août 1935 — Première sortie en mer sur le « Stylet », vers le phare des Barges : elle s’endort, puis a le mal de mer.
- 13 octobre 1935 — Entrée à l’école : « elle a appris ses prières et quantité de petites choses, elle a l’esprit très vif et apprend très vite, je crois ».
- 23 août 1936 — « Ses inventions saugrenues lui ont fait visiter plusieurs fois la cave, n’a-t-elle pas imaginé, vendredi, de manger ses haricots avec une coquille de moule en guise de cuiller ! »
- 8 novembre 1936 — Congestion pulmonaire puis otite : « le tympan était déjà perforé et la pauvre Geneviève n’avait plus mal ».
- 6 décembre 1936 — Pour la fête de sa mère, elle récite « La Guenon, le Singe et la Noix », une rose à la main.
- 1er août 1949 — Un voyage en Espagne, d’où elle écrit peu : « toujours pas de lettre de Geneviève, et j’étais inquiète ».
- 9 août 1949 — Une lettre de Gijón, enfin : « elle se félicite de ne pas avoir la place sur laquelle elle… »
- 9 octobre 1949 — Entrée à Nazareth, à Nantes : « nous rentrons aujourd’hui Geneviève, qui va commencer demain ses cours ».
- 14 octobre 1951 — Départ pour Paris : « Geneviève part demain à Paris et il faut que… »
- 14 octobre 1951 — Un dimanche de tricot forcé pour son manteau : « j’ai été obligée de tricoter tout l’après-midi, pour finir la bande de boutonnage du vêtement de Geneviève ».