Dans le journal : Charlotte

Fille de Tante Abel, mariée à l’architecte Léon Gourraud — l’arbre familial et la recherche généalogique concordent. Cousine germaine d’Andrée, comme sa sœur Marguerite, et non sa sœur : elles sont pensionnaires ensemble chez Mlle Pouzet, ce qui explique leur proximité constante dans le journal.

Au fil du journal

  • 20 juillet 1917 — Reste un moment à la maison avec Marguerite pendant la cérémonie.
  • 24 décembre 1917 — Pensionnaire avec Andrée au brevet chez Mlle Pouzet, parmi les huit pensionnaires de la classe.
  • 23 janvier 1920 — Beaucoup de fièvre et très faible. On lui cache la mort de Jane Blandin ; on lui dit seulement qu’elle est très souffrante. « Charlotte a beaucoup pleuré. »
  • 14 février 1920 — On craint encore « des complications pulmonaires » ; Marguerite tombe malade à son tour, on parle d’appendicite. « Que de misères de tous côtés. »
  • 20 février 1920 — La fièvre la reprend, toujours 38° ; on fait venir une religieuse, le docteur Lucas la voit chaque jour, le docteur Meynard plusieurs fois par semaine.
  • 21 février 1920 — Le docteur Labeyrie croit à « une maladie du sang » et veut faire venir un spécialiste. « Tout cela est très inquiétant et ressemble bien à la maladie qui a emporté Lucie. »
  • 27 février 1920 — L’analyse de sang « n’a pas donné ce que l’on craignait » et la fièvre baisse.
  • 11 janvier 1921 — Toujours convalescente un an après sa maladie, « confinée toujours sur sa chaise-longue » ; sa fatigue provoque « un incident assez désagréable » dont Andrée sort le cœur lourd.
  • 8 juin 1921 — En convalescence à Saint-Jean-de-Monts, où la famille va la voir en auto par Saint-Gilles et Challans.
  • 22 octobre 1925 — Le flirt de Françoise et Benjamin provoque « une rupture éclatante entre Benjamin et Charlotte », et brouille les Abel avec les Gendreau.
  • 9 décembre 1925 — Elle épousera Léon Gourraud. « Est-ce par dépit, est-ce par inclination, je n’en sais rien, mais voilà Charlotte vengée de l’abandon de Benjamin. »
  • 11 décembre 1925 — Andrée relève ce que tout le Poiré relève : « la différence d’âge, trente-sept ou trente-huit, et vingt-trois ans, et surtout la précipitation avec laquelle Charlotte se marie après l’abandon de Benjamin ».
  • 16 décembre 1925 — Devant les projets de Charlotte — alliance en platine, très belle bague, meubles à Nantes — Andrée oppose sa propre mesure : « le principal dans les fiançailles, c’est l’union des cœurs, les aspirations communes, tout ce qui prépare l’union de deux âmes ! »
  • 6 avril 1926 — Mariage civil le lundi de Pâques, à quoi Andrée n’assiste pas, sa belle-famille étant là.
  • 9 avril 1926 — Mariage religieux le 8 avril, au lendemain de celui de Berthe : « mon morceau de violon a bien marché ».
  • 27 août 1926 — « Charlotte attend un bébé elle aussi, pour la même date que moi, laquelle de nous deux passera la première ! »
  • 12 mars 1927 — Son fils Pierre Gourraud naît le 13 mars, quatre jours avant Jean. « Charlotte avait commencé à souffrir à 7 heures du soir, et le bébé était venu à 3 heures du matin, j’aurais bien voulu être à sa place ! »

Papiers de famille

  • Fille de Tante Abel (née Yvernogeau) et d’Abel Potier ; a épousé Léon Gourraud, dont un fils Pierre Gourraud. — Arbre généalogique familial
  • Charlotte Potier, fille d’Abel, mariée à l’architecte Léon Gourraud. — Recherche généalogique (2026)