Trois échelles de lecture. Chaque renvoi pointe vers le texte intégral.

Résumé de l’année

1918 commence par deux deuils en trois semaines. Le 4 janvier, grand’mère meurt au Poiré, le lendemain du départ des filles pour le pensionnat ; Andrée l’apprend le dimanche, au parloir, « isolée au milieu des autres plutôt joyeuses ». Le 29 janvier, Lucie meurt à Giromagny après sept mois de souffrances, et sa mère, Tante Denise, vient s’installer au Poiré.

Puis l’année bascule. Andrée est reçue au brevet en juillet — 28 admises sur 120 —, la grippe espagnole emporte Oncle Abel le 13 octobre et ferme le pensionnat, et le 11 novembre Marie Guesdon traverse la cour en criant « Ça y est ! ». Andrée a seize ans depuis deux mois.

Résumés de période

Janvier — deux morts

Retour au pensionnat le 3 ; grand’mère meurt le 4. Enterrement le 8, et Maman repart le jour même au chevet de Lucie, qui mourra le 29. Le 2 janvier, service funèbre d’Edmond Chailloux, disparu depuis 1914 : le cousin Alexis arrive à l’improviste et saute au cou d’Andrée.

Silence de 78 jours — 12 janvier au 31 mars

Rien d’écrit. La reprise, le jour de Pâques, dit pourquoi : « nous avons passé de bien tristes vacances, si bien que je n’ai pas eu le courage d’écrire ».

Printemps — la musique et l’attente

Vacances de Pâques : violon et piano avec Jacqueline, l’expédition à Sainte Radegonde menée par Tante Chailloux juchée sur sa charrette, et un soldat déséquilibré logé une nuit à la maison. Un aéroplane survole le bourg le 16 mai : le second que les habitants voient de leur vie.

Juillet — le brevet

Départ à cinq heures du matin pour La Roche, l’arithmétique « atrocement difficile », puis le 28 juillet : « Me voilà reçue, définitivement, et j’en suis bien contente. »

Automne — la grippe, puis l’Armistice

Le 13 octobre, deux lignes : le pensionnat est licencié, Oncle Abel meurt. Trois semaines de morts autour d’eux, puis les nouvelles s’accélèrent et le 12 novembre Andrée écrit la plus longue entrée de l’année.

Entrées notables

  • 12 janvier — Le récit rétrospectif de la mort de grand’mère, apprise au parloir.
  • 11 avril — L’expédition à Sainte Radegonde : la charrette, l’âne Bichette, « Allons, Octavie, montes-tu ? »
  • 14 avril — Le soldat logé à la maison, qui se contredit à chaque phrase et parle de Guynemer.
  • 30 juillet — Quatre ans de guerre, et la litanie des lieux : la Marne, l’Aisne, la Somme, l’Yser, Verdun.
  • 20 octobre — L’enterrement d’Oncle Abel, les métayers portant leur maître.
  • 12 novembre — L’Armistice, les cloches, les drapeaux, la retraite aux flambeaux. « Maman pleurait ! »