Dans le journal : grand’mère · grand mère · Grand’mère · Madame Potier

L’abbé Rabiller l’appelle « Madame Potier » le 27 décembre 1917 : elle porte donc le nom de son fils. L’arbre familial et la recherche généalogique la nomment tous deux Marie Potier, mère de Victor et d’Abel, morte d’urémie à 78 ans au Poiré — âge et cause concordent exactement avec le journal. Seule l’orthographe de son nom de jeune fille reste incertaine : Pigeaud-Logerie ou Pizagou Logerie selon les documents.

Au fil du journal

  • 20 juillet 1917 — Demande à ses petites-filles de communier pour elle lors de l’Intronisation au Sacré-Cœur.
  • 22 juillet 1917 — Sérieusement malade d’une crise d’urémie depuis une dizaine de jours ; Maman est très occupée auprès d’elle.
  • 23 juillet 1917 — Ne va décidément pas bien ; sa dernière crise l’a beaucoup fatiguée. S’est voûtée et marche difficilement depuis la Pentecôte.
  • 24 décembre 1917 — Nouvelle crise d’urémie depuis le dimanche précédent, très oppressée ; Sœur Agathe applique les remèdes prescrits (sangsues, ventouses, piqûres), sans grand résultat. Le 24, son état s’aggrave ; elle répète toute la journée la fin de l’Ave Maria.
  • 27 décembre 1917 — A 78 ans. Le docteur déclare qu’il n’y a plus rien à faire ; M. l’abbé Rabiller apporte l’extrême-onction dans la nuit de Noël. Le jour de Noël, agonie brève après les Vêpres, puis elle reprend connaissance et s’endort.
  • 29 décembre 1917 — Va plutôt mieux.
  • 30 décembre 1917 — Reçoit de nombreuses visites malgré sa maladie : les Violeau de la Jamonière, Zénobie, Mlle Ordonneau, l’abbé Tenailleau.
  • 31 décembre 1917 — Sa maladie compte, avec celle de Lucie et la naissance de Menine, parmi ce que l’année 1917 a apporté à la famille selon Andrée.
  • 12 janvier 1918 — Meurt le vendredi 4 janvier, une demi-heure après le retour de Maman de Giromagny. Andrée, repartie au pensionnat la veille, l’apprend le dimanche par le curé, au parloir : « ce qui était dur, c’était de se sentir isolées au milieu des autres plutôt joyeuses ».
  • 12 janvier 1918 — Enterrement le mardi matin, « il y avait beaucoup de monde ». Andrée la trouve « très paisible, pas effrayante du tout ».
  • 12 avril 1918 — Tante Abel travaille avec ses lunettes, « dont elle ne peut plus se passer ».
  • 20 juillet 1918 — Un an jour pour jour après l’Intronisation du Sacré-Cœur qui ouvrait le journal : « grand’mère en était si heureuse ! elle n’est plus… »
  • 21 juillet 1918 — Sa chambre est réaménagée en pièce de séjour familiale, avec un bureau pour Papa.

Papiers de famille

  • Jacques Potier a épousé Marie Pizagou Logerie ; leurs enfants recensés sont Angèle (religieuse à Nantes), Abel (l’époux de Tante Abel) et Victor Potier — le père d’Andrée. — Arbre généalogique familial
  • Marie Potier, née Pigeaud-Logerie, vers 1840 – janvier 1918 ; morte d’urémie au Poiré à 78 ans, mère de Victor et d’Abel. — Recherche généalogique (2026)
  • Elle meurt en janvier 1918, quelques semaines après la dernière entrée de l’année, qui la disait « plutôt mieux ». — Recherche généalogique (2026)