Axe : la vie intérieure

Au fil du journal

  • 30 juillet 1927 — « J’ai eu ces jours-ci bien des peines, des choses douloureuses qui me font très mal, et celle qui les cause ne se doute certainement pas du chagrin qu’elle me fait ! »
  • 23 octobre 1927 — « J’ai encore passé à Nantes des moments bien durs, et j’ai eu des épreuves très secrètes et douloureuses… je travaille de toutes mes forces, je ne sais si je réussis, je sacrifie mes goûts pour les autres, pour ce qui est de mon devoir. »
  • 6 novembre 1927 — « J’ai encore eu quelques moments très douloureux, humiliations de toutes sortes… affreusement pénibles ! »
  • 23 septembre 1928 — « Pas mal d’épreuves et de critiques pas toujours justifiées ; je fais toujours de mon mieux et je travaille de toutes mes forces… » — puis, en incise : « (j’écris avec Jean sur les genoux, ce n’est pas très pratique) ».
  • 17 octobre 1928 — La page la plus explicite : « des heurts, des froissements perpétuels, un manque de tact absolu de la part de certaines personnes qui ne craignent pas de blesser de toutes manières, de faire de la peine sciemment, d’imposer leurs façons de voir et leurs goûts comme le summum des choses… il est dur de se sentir sans cesse méprisée, méconnue ! »
  • 17 octobre 1928 — « Depuis trois ans j’ai renoncé à tout ce que j’aimais, à toutes les occupations qui m’étaient chères et je me suis donnée de tout mon cœur à ma tâche… ce que j’ai sacrifié, les progrès que j’ai pu faire, cela ne compte pas, ce qui compte, ce sont mes maladresses, mes étourderies… »
  • 21 octobre 1928 — Huit jours plus tard, la page se referme : « Tout va mieux depuis quelques jours, j’ai plus de courage et réussis à peu près… d’ailleurs, je n’ai ces jours-ci pas trop le temps de penser. »
  • 10 janvier 1932 — « Des moments bien pénibles et douloureux pour moi, des épreuves, des critiques perpétuelles… mais dans ces moments-là la maison est presque intenable ! je ne peux émettre une opinion qui ne soit aussitôt déclarée mauvaise, j’ai tort dans tout ce que je dis et entreprends ! si je sors avec les enfants et qu’ils toussent ensuite, c’est de ma faute s’ils sont enrhumés. »
  • 25 janvier 1932 — « Bien des épreuves ces temps-ci, de petites choses peut-être mais très pénibles, parce qu’elles proviennent d’un état de choses auquel il est très difficile de remédier. »
  • 7 février 1932 — Ce que 1931 lui a coûté : « depuis la mort de Papa, la maladie de Jean, j’ai perdu ma belle insouciance de jeunesse et j’ai besoin plus que jamais de me mettre sous la protection divine ».