Dans le journal : Tante Marie-Angèle

Tante d’Andrée, à qui l’on trouve une ressemblance frappante avec elle. Elle a sa chambre et ses meubles dans la maison du Poiré, que la famille déménagera en 1920. Religieuse à la Visitation de Nantes, où la famille va la voir régulièrement et où elle meurt en octobre 1933.

On a longtemps pu la croire identique à Sœur Agathe — Marie-Angèle aurait été le nom de baptême, Agathe le nom en religion. Le journal tranche contre : le 28 juillet 1935, Andrée rencontre Sœur Agathe aux Sables, vivante et au chevet d’un malade, deux ans après la mort de Tante Marie-Angèle. Ce sont deux personnes.

À ne pas confondre non plus avec Marie-Angèle Chailloux, dite José, fille de Tante Chailloux, qui est de la génération d’Andrée.

Identification probable : elle repose sur les recoupements exposés ci-dessus.

Au fil du journal

  • 28 novembre 1919 — Angèle Vidal, en visite, parle d’elle et de la ressemblance « tant » frappante d’Andrée avec elle — puis y revient encore avant de partir.
  • 14 février 1920 — Donne à Andrée des nouvelles de Charlotte : « l’on craignait beaucoup des complications pulmonaires ».
  • 24 avril 1923 — Relève d’une broncho-pneumonie avec forte fièvre : « elle n’est pas tellement remise ».
  • 25 janvier 1932 — Un an et demi plus tôt, la première alerte : « l’état de Tante est très alarmant, on parle de congestion, de pleurésie purulente… si Tante vient à disparaître, son absence nous causera un grand vide, ce sera un appui moral qui nous manquera. »
  • 8 octobre 1933 — Morte début octobre 1933 à la Visitation de Nantes. Andrée assiste à la levée du corps derrière la clôture : « les religieuses étaient groupées au fond du chœur, derrière le cercueil non recouvert… la Supérieure s’est approchée une dernière fois de la défunte, lui a glissé les mains dans les manches, échangé la croix d’argent contre une croix de bois, rabattu sur la figure le drap et le suaire. »
  • 8 octobre 1933 — « Cette mort nous laisse un grand grand vide ; Tante nous aimait tous beaucoup et elle était pour nous un très grand appui moral, nous étions sûrs de ses prières, de ses conseils, de son affection. »