Ville
Station thermale de Savoie où Andrée fait une cure de trois semaines en juin 1954. C’est là qu’elle avait embrassé Jean pour la dernière fois, le 15 juillet 1951.
Au fil du journal
- 12 juin 1950 — Sa première cure, à quarante-sept ans : « je dois voir le docteur ce soir… j’espère que cela ne sera pas trop assommant, et j’aurai tout de même de bons moments pour me reposer, pour faire en même temps une cure de silence, de solitude et de prière ».
- 12 juin 1950 — Le diagnostic : « il m’a trouvée vraiment fatiguée, je le sais bien moi-même, quoique, depuis plus de dix ans, je sois quelque peu accoutumée à ma fatigue, et surtout mes jambes sont en très mauvais état ».
- 12 juin 1950 — L’ironie qu’elle relève elle-même : « il y a des moments où je réclamais une cure de solitude et de repos, je serai servie aujourd’hui au-delà de mes désirs ».
- 18 juin 1950 — « Un peu de cafard aujourd’hui… ce qui m’est le plus dur ici, c’est la solitude, alors que parfois… »
- 20 juin 1950 — « Le cafard va, vient, s’en va et revient. Évidemment, chez moi, cela ne m’arriverait pas parce que je n’en ai pas le temps. »
- 29 juin 1950 — Les excursions de l’après-midi : « c’est pour moi le plus grand plaisir que je puisse avoir ».
- 7 juin 1954 — La Pentecôte, seule : « il y a trois ans, j’attendais Jean et Geneviève qui étaient à la piscine de Salins. Ce matin, je n’attends personne. »
- 9 juin 1954 — « Fait encore hier une excellente promenade, c’est tout ce que j’aime le mieux ici, et j’en profite ces jours-ci, car, à partir de demain, j’aurai mon massage à cinq heures et demie. »
- 13 juin 1954 — « Pas écrit depuis dimanche, c’est uniquement par paresse, car au fond j’aurais bien eu le temps. »
- 27 juin 1954 — Les jambes soignées trois semaines : elle quitte la procession après la première bénédiction pour ne pas rester debout.