Famille — 1930-01-04 au 1930-05-18

Impliqués : Jacques Dugast, La maison du parc

Récit

  • 4 janvier 1930 — « Quelques moments douloureux cet après-midi, mais la souffrance ne doit-elle pas être le pain quotidien ; je suis bien insensée de chercher la récompense de mon travail… »
  • 2 février 1930 — « J’y ai eu bien des souffrances, mépris, humiliations, à quoi bon parler de tout cela ! »
  • 16 février 1930 — Ce qu’elle en fait : « il faut toujours souffrir, on ne peut pas vivre sans une croix, la mienne a changé, et voilà tout ! »
  • 27 avril 1930 — La page qui dit enfin ce dont il s’agit : « n’est-il pas douloureux de vivre ainsi dans une atmosphère d’hostilité, pour ne pas dire un mot plus fort. Est-ce possible de faire partie d’une même famille et de ne pas s’aimer, moi qui serais si disposée à être confiante et filiale, et qui suis rebutée à chaque instant ! »
  • 27 avril 1930 — « Je suis sans cesse critiquée, humiliée devant tous, les étrangers, les domestiques, je le serai bientôt devant les enfants ! Je finis par ne plus me sentir chez moi, par redouter le moment où, mon ouvrage terminé, je vais venir travailler ici, dans ce bureau ; alors ce sont de longs silences pénibles, puisqu’on ne m’adresse presque jamais la parole, silences coupés de réflexions désobligeantes et de critiques que j’encaisse sans un mot, encore bien joli quand ces critiques ne sont pas faites à Jacques derrière mon dos ; c’est atroce, j’étouffe… »
  • 27 avril 1930 — « Quelle impression de délivrance quand, en montant en auto, je quitte cette maison, mon foyer, où à vrai dire je ne me sens pas chez moi. »
  • 27 avril 1930 — Même la fin d’un ouvrage de trois ans est gâtée : « mon fameux dessus de lit enfin terminé, tout cela fait un bel ensemble, mais pourquoi ces critiques incessantes et ce besoin de dénigrer tout… »