Famille — 1926-01-24 au 1926-12-30
Impliqués : Jacques Dugast, Docteur Lucas, La maison du parc
Récit
- 24 janvier 1926 — Un premier espoir, aussitôt démenti : « à cause de plusieurs symptômes, j’ai cru que j’attendais un bébé… et hier, tous nos beaux espoirs ont coulé, la déception a été atroce… la vue des deux petites filles de Jeanne me déchirait le cœur. »
- 1er mars 1926 — L’annonce, glissée en fin d’entrée : « notre chère espérance, qui est presque une certitude, d’avoir avant la fin de l’année un petit être à chérir ».
- 30 avril 1926 — Le mardi 20 avril, au milieu d’un déjeuner de famille, « je me suis sentie souffrante et j’ai constaté que j’avais une petite perte ». La grossesse est perdue. Elle se relève le 29 : « Aujourd’hui, je me sens lasse et découragée, Françoise Boisseau est depuis hier maman d’un petit Jacques, et cette nouvelle m’a bouleversée !… »
- 25 juillet 1926 — Nouvelle espérance, et cette fois toutes les précautions : « il faut maintenant que je me ménage, pour éviter un nouvel accident, l’auto me sera interdite, aussi je ne bougerai pas d’ici jusqu’au bout et ma saison aux Sables est dans l’eau ! »
- 13 août 1926 — Une alerte le 10 août impose la chaise longue et l’interdiction de monter l’escalier. Jacques lui descend son nécessaire à écrire.
- 31 août 1926 — Un déjeuner solitaire : « j’ai évoqué pour me tenir compagnie les petites têtes brunes ou blondes qui viendront s’y grouper, bientôt je l’espère ! »
- 27 septembre 1926 — « Pour moi, cette année, l’hiver ne sera pas triste, j’aurai beaucoup à faire, et je vivrai dans l’espérance de voir avec les premiers jours de printemps, l’arrivée de mon petit enfant ! »
- 15 octobre 1926 — « Grande joie pour moi mardi, j’ai senti, pour la première fois, mon enfant remuer en moi… »
- 19 novembre 1926 — Elle relève au filet le dessin d’une couverture de berceau ; ce sera son ouvrage de tout l’hiver.