Les deux pages qui présentent Andrée aux lecteurs des Souvenirs du temps de guerre, et qui expliquent son surnom : « Amé, s’est écrié son premier petit-fils Jean-Marc en rentrant dans le bureau ; le nom était trouvé, pas de grand-mère, grand-père : Amé et Apé, et tout le monde était ravi. » Le corpus en conserve deux versions identiques, .doc et .docx.
Texte recopié tel quel, sans correction d’orthographe ni de ponctuation.
« Amé » s’est écrié, son premier petit-fils Jean-Marc en rentrant dans le bureau, le nom était trouvé, pas de grand-mère, grand-père, Amé et Apé, et tout le monde était ravi.
Amé est née en 1902, au Poiré, elle y a toujours habité, d’abord dans la maison de ses parents sur la route de la gare, ensuite, après son mariage, dans la maison que tout le monde a connu, avec sa cour et son grand jardin, à côté du parc. Elle a commencé à écrire son journal en 1917, pendant la guerre, en pension à Nantes, puis une fois rentrée à la maison, elle lui a confié toutes ses pensées de jeune fille, sa rencontre avec le jeune notaire et sa vie de femme mariée, bientôt maman de 7 enfants. Elle raconte ses occupations, ses tricots, ses lectures, la religion très présente. Elle tiendra ce journal jusqu’en 19 ???
Ce récit a été écrit par elle à l’aide de son journal, il commence après la déclaration de guerre et la mort d’un petit bébé. Tout de suite on rentre dans le feu de la guerre, les réfugiés, la famille, l’occupation, les difficultés d’approvisionnement, de transports, les trajets en bicyclette, les bombardements… Et enfin, le départ des allemands, l’Armistice qui n’avait pas la même saveur qu’en 1918.
Voici donc ce récit, bien vivant avec des anecdotes et une vision inédite de la guerre