Six feuilles A4 en paysage, écrites au stylo-bille, qui portent tout ce que la famille sait d’elle-même : cinq tableaux numérotés — Dugast, Bouliau, Potier, Pizagou, Pigeaud — et une planche de synthèse qui les noue autour du couple d’où part le journal.
C’est la source de l’arbre du site. On la donne ici telle quelle, parce qu’une transcription se vérifie : les ratures, les points d’interrogation qu’Anne Dugast laisse quand elle doute, les dates reprises deux fois se lisent sur la planche et pas dans une base de données.
Photographies redressées d’un quart de tour, sans autre retouche.
Planche de synthèse
Le couple — Jacques Dugast et Andrée Potier, mariés au Poiré-sur-Vie le 14 septembre 1925 — ses quatre ascendances, ses sept enfants, et la descendance jusqu’aux naissances des années 2000. Les cartouches renvoient aux cinq autres planches.

Tableau 1 — Dugast
De Pierre Dugast (1711-1783) à Jacques. Tisserands et teinturiers de Vieillevigne et de Saint-Philbert-de-Bouaine ; Mathurin est « tué à la Porcherie de Saint-Philbert-de-Bouaine » vers 1794. Les naissances y sont souvent datées en calendrier républicain, comme dans les registres de l’époque.

Tableau 2 — Bouliau
Palluau. Auguste Bouliau y est serrurier ; sa fille Marie épouse le pharmacien Armand Dugast et devient la « Mère » des souvenirs de guerre — morte à Nantes en 1962, à quatre-vingt-quinze ans.

Tableau 3 — Potier
La plus courte des cinq, et pourtant celle qui porte le plus d’alias du journal : la tante Victor, la tante Abel, sœur Marie-Angèle à la Visitation de Nantes.

Tableau 4 — Pizagou
Dix générations, de Joseph Pizagou, sieur de La Pardière en Legé, né vers 1640. Elle traverse les guerres de Vendée : Jacques-Luc-Joseph, prêtre, est « tué lors des massacres le 28 février 1794 ».

Tableau 5 — Pigeaud
La branche maternelle, et la clé du journal. Presque tous les cousins qu’Andrée nomme sans les présenter sortent de là : Suzanne qui écrit d’Indochine, Jean de Baynast qui téléphone le 23 mai 1952, les Douxami de Montereau, Caty et Mladen.
